HEXAGONE - Vers un modèle de société pérenne


 ...ENSEMBLE VERS UN MODÈLE DE SOCIÉTÉ PÉRENNE.
         Ne laissons pas les clefs de notre avenir à nos bourreaux.

     Notre société étant basée sur une croissance infinie dans un monde fini, l'avenir de notre civilisation n'aura de sens que si son modèle peut s'appliquer durablement à tous ses habitants sans hypothéquer les libertés de chacun en garantissant une biodiversité pérenne.
Cela implique de modifier notre logiciel politique, économique mais également de pensée...
     Le but n'est pas de tout casser mais d'identifier les contraintes évidentes avec lesquelles nous devrons composer, distinguer le bien commun comme le mal commun et accepter de remettre à plat certains préceptes ou dogmes.
Les orientations de cette mutation démocratique impliquent la remise en question de l'actuel système pyramidal dont la puissance financière est à sa pointe alors que l'essentiel reste sur le palier (écologie, humain, solidarité...).  
     En lieu et place, la présente organisation circulaire est délimitée par les 6 grands principes fondamentaux interdépendants qui la protègent pour une société cohérente, égalitaire, juste et pérenne. Les considérations humaines et écologiques sont ici aux avant-postes d'une vraie démocratie. Un environnement bienveillant où la connaissance dans tous ses états est primordiale, où les valeurs seront indexées sur l'utilité sociale ou commune plutôt que sur des composantes financières au service d'un capital qui ne se soucie guère de l'impact de ses actes. Ici, la création monétaire, exempte de spéculation, se retrouvera de fait reléguée à la fin, pour ne plus servir que de rouage à l'exécution des choix impulsés par cette organisation  que j'appelle HEXAGONE.
     Nous allons voir comment la dépendance à la croissance au péril de la civilisation peut être remplacée par l'émancipation au service du progrès de celle-ci. Vaste mais nécessaire chantier dont nous devrons être les acteurs pour sortir du déni affirmant que les choses se réguleraient toutes seules ou que quelques ajustements (grand débat national, COP21...) suffisent pour donner un monde meilleur à nos enfants.
     Cette présentation a pour but de valider des bases saines pour un modèle pérenne ou chacun pourra participer activement. Des dogmes doivent tomber pour penser ce monde, pourquoi pas nous et maintenant?
     A partir du dessin général du modèle proposé ci-dessous, nous détaillerons chacun des 6 grands axes abordés. Ce schéma deviendra de plus en plus compréhensible au fil de votre lecture.
     Dans l'histoire, jamais une mutation n'a été aussi importante dans un délai aussi court…



PRÉSENTATION
     Pour en garantir sa pérennité, le modèle ne peut s'imaginer que circulaire car notre monde est bel et bien fermé, fini et tout y est lié à la différence de notre actuel système pyramidal et ses dérives exponentielles devenues incontrôlables.
     Nous allons donc mettre à l'honneur les 6 enjeux fondamentaux indissociables de la pérennité du modèle que je vais m'employer à défendre. Ces enjeux interconnectés sont les suivants:
     L'Humain, l'Écologie, la Démocratie, la Connaissance, les Valeurs et les Actions.
     Lors de ce tour rapide je vous demanderais d'attendre la fin du manège car la vue d'ensemble est essentielle (les interrogations d'un enjeu trouvant souvent réponse dans un autre). Pour chacun de ces enjeux, derrière les constats, je parlerai d’axiomes puis de pistes et choix possibles. Les axiomes sont ces éléments qu'il conviendra de poser comme base indissociable et intransigeante à tout modèle. Par exemple le fait de considérer que toute initiative doit être compatible avec la pérennité écologique sera un Axiome (pour illustrer, si un projet d'arrosage de nos cultures avec de l'eau de source était présenté, il serait de fait retoqué car non compatible avec la sauvegarde d'une réserve naturelle.). L'ordre de ces enjeux essentiels étant arbitraire, il ne préfigure d'aucun classement hiérarchique et on aurait pu rentrer dans le cycle par n'importe quel point (chacun étant suspendu à l’existence des cinq autres).
     Au fur et mesure des réflexions autour des différents enjeux, nous aurons toujours un œil sur le schéma général qui deviendra de plus en plus digeste pour arriver progressivement à sa fonction de repère.
Premier enjeu donc, l'humain . 

                     

 À l'heure où tout tourne autour de l'affolement sécuritaire et de la croissance, il est primordial de mettre l'humain et ses droits au centre des débats plutôt qu'en variable d'ajustement d'un système. Bien sûr des lois et contrôles garants de la liberté l'égalité et la fraternité quel que soit le genre, l’origine ou le handicap, mais bien au-delà, on doit pouvoir admettre que chacun devrait avoir un accès libre à l'eau potable, à une nourriture de qualité, aux soins, à un habitat décent ainsi qu'à la connaissance et à l'expression, irréfutables alliés de l'émancipation. Tout cela constitue les axiomes de l'enjeu humain, un état de fait non négociable pour tous. Une version 1.1 des droits de l'homme au service du bien commun en quelque sorte, protégée par une justice à son service.
     Épargnons-nous le sempiternel ”qui va payer !“, nous verrons cela tout au long de notre modèle hexagonal. Nous pouvons cependant déjà imaginer, d'autres l'ont fait auparavant, d'étendre au delà de la santé le formidable succès de la sécurité sociale et sa forme de cotisation en amont de l'activité pour une sorte de sécurité sociale concernant l’alimentaire, l’habitat et le savoir, dans le but de mettre tout le monde dans les meilleures conditions possibles (avec tous les horizons que l'on peut imaginer) et sur un pied d'égalité pour une vraie vie et non une survie asservie.
     Cela passera probablement par un salaire universel plutôt que des allocations indignes et, qui plus est, incitatives à la procréation (raisonnablement incompatibles au regard de la contrainte de surpopulation). Le but étant de rendre tous nos choix possibles: apprentissage, développement d'une entreprise, soutien de sa famille ou d'une cause, bref nous devons tout mettre en œuvre pour faciliter l'humain dans son désir de s’émanciper, de bâtir, de proposer, d'étudier, d'entreprendre ou de bien faire. Ne rien s'interdire, en fait. Cela veut-il dire que l'on peut faire tout et n'importe quoi? Assurément non. Ce qui nous amène au deuxième enjeu de notre modèle circulaire, je veux bien sûr parler de notre milieu, l’écologie. 
Deuxième Enjeu: L'Écologie
                       

Face au productivisme détruisant tout écosystème, ce chapitre pose un axiome évident: Toute initiative doit être compatible avec la pérennité écologique sous peine d'être retoquée et renvoyée à la case Valeur ou Connaissance de notre modèle afin d'y trouver les solutions ou à défaut, lancer les recherches qui s'imposent. J'entends par là tout simplement qu'au titre du respect pour les générations futures, voir même de la survie de l'humanité, on ne devrait pas avoir le droit de produire, d'acheter, de travailler, de s'amuser même sans prendre en compte l'impact écologique de nos actes. 
   Difficile à ce stade de ne pas imaginer une sorte de tribunal scientifique normatif où l'on pourrait juger une atteinte à un écosystème de la même manière que l'on peut juger une atteinte à l'intégrité des personnes. En fait, dès l'acceptation de ce procédé qui semble évident dans un monde qui a épuisé ses ressources au premier trimestre, nous aurons simplement le devoir de renvoyer une initiative à l'étude si l'on juge son existence dommageable pour l'environnement ou, le cas échéant, d'en modifier sa valeur.
Modifier la valeur, j'en parlerai plus précisément lors de l'analyse du cinquième enjeu qui en porte le nom. 
     Chacun ne partant pas du même point d’une part et devant l’ampleur de la tâche d’autre part, il va de soit que des phases d’adaptation seront inévitables. Donnons un exemple un peu extrême pour illustrer et mieux comprendre les deux premiers enjeux humain et écologie, un raisonnement par l'absurde en quelque sorte:
     Une initiative populaire manifeste le souhait d’accroître l'utilisation de fourgons aménagés pour partir en vacances. Bien-sûr le projet est naturellement retoqué à la case recherche voire valeur. Mais aussi absurde que cela puisse paraître, cela pourrait devenir possible. En effet, si dans le même temps est mis en place un transport collectif propre, gratuit, plus rapide pour se rendre au travail et que le travail lui-même est plus proche du domicile, le tout dans un contexte énergétique où l'on prend soin de bannir l'énergie fossile au profit du renouvelable, on pourrait dès lors imaginer possible l'utilisation de gros véhicules à plus faible empreinte carbone si tel était le souhait d'une partie de la population prête à payer plus pour se déplacer durant leurs vacances d'autant que l’essentiel de l'empreinte de notre mobilité est due à l’utilisation quotidienne (travail, courses...)
.
     L'essentiel étant que l'empreinte écologique globale soit cohérente au regard de l'enjeu climatique. 
     Cela peut paraître certes très caricatural au premier abord (la nécessité de baisser notre volume de consommation semble évidente) mais vous n'imaginez pas tout ce que l'on peut faire dès lors qu'on met le bon sens et le sens commun au devant de la scène.  Évidemment, dès lors qu'on valide ce processus écologique dans le cadre de notre société pérenne, des idées vont jaillir... l'obsolescence programmée sera par exemple mécaniquement abandonnée au profit de la stabilité. Le circuit court qualitatif, la permaculture, l'agro-écologie et les ressourceries seront forcément des éléments de réponse aux contraintes environnementales sociales et économiques et le coût d'un produit devra prendre en compte son empreinte environnementale. Cela sera une étape essentielle car l'idée de conserver notre mode de fonctionnement en ne comptant que sur un basculement vers les énergies renouvelables à consommation constante est un leurre au même titre que la “croissance verte”. Il faudra donc, de toute évidence, composer autant sur le quantitatif que sur le qualitatif.
     Pour illustrer, imaginons deux tasses, l'une venant de Chine vendue à 50 centimes, l'autre provenant d'une faïencerie artisanale de Martres-Tolosane dans le Sud-Ouest de la France pour un coût de 15 € . Si l'on prend en compte l'impact écologique du transport et son danger pour les générations futures, le manque à gagner d'une délocalisation de manufacture (chômage induit, perte de savoir-faire...), le coût de la première tasse devrait être très largement majoré alors que celui de la deuxième minoré car fabriqué à plus grande échelle après relocalisation (bénéfice social) et d'un bien moindre impact écologique, sans compter la durabilité induite par le 'respect de l'objet" au regard de sa non négligeable valeur ajoutée artistique.
     La transition écologique (alimentation,  transport, énergie...) doit être à la hauteur de son urgence afin de protéger et redensifier les ressources naturelles.
     Maintenant que nous sommes partis sur les bases saines de respect autant de l'humain que de son milieu, qui va bien pouvoir décider tout cela ? La démocratie, bien-sûr,
     Mais quelle démocratie?

Troisième enjeu : la démocratie.

                         

Comme un peu partout dans le monde, la France fonctionne sur la base d'un système de démocratie représentative où les électeurs ne peuvent donner leur avis qu'aux échéances électorales (tous les cinq ou six ans suivant le mandat ) et à partir d'un programme sommaire. Cela s'arrêtant là, il est impossible d'avoir la main sur la qualité des programmes, pas plus que sur le respect de ceux-ci. Nous sommes donc ici plus près d'une oligarchie, avec un pouvoir détenu par peu, que d'une démocratie, où le peuple est censé s'impliquer dans la gouvernance. Les ambitions personnelles des acteurs politiques supplantent trop souvent la cause publique. Le pouvoir du politique n'en demeure pas moins important car c'est lui qui dicte les lois. Sous fond d'argent, d'entre-soi et de déconnexion avec la "base', la connivence, le clientélisme et la corruption s'installent mécaniquement. Fort de ces cruels constats, la démocratie apparaît vite comme un leurre de bienveillance et le désintérêt croissant du peuple envers la  politique voire une certaine haine de ses représentants en sont l’illustration.
     On entend ici ou là des "il y en a trop de politicards", "ils ne servent à rien", "ils sont tous pourris", "ils n'ont plus de pouvoir, c'est le banquier qui gouverne" ...
     Peut-être pouvons-nous, à ce stade prendre du recul pour un meilleur discernement et plus de nuances, braquer les esprits étant souvent contre-productif.
     En fait, lorsqu'on affirme que les politiques obéissent au diktat de la finance (les politiciens eux-même tiennent ce discours par croyance ou quand ça les arrange), cela est loin d'être exact et mérite que l'on s'attarde sur ce sujet. En effet, ce ne sont pas des marchands qui ont inventé les marchés mais bien le pouvoir institutionnel. Au départ des seigneurs ou autres puissances religieuses avaient alors misé sur la monnaie en lieu et place du troc pour ensuite lever des impôts pour financer armées ou tout autre outil de pouvoir. 
    L'économie est donc sous contrôle politique (ce qui va beaucoup nous aider dans le chapitre dédié à l'argent).

    Je ne veux pas minimiser ici l’importance d’un “état profond” représenté par la haute administration et l’urgence de son démantèlement mais il appartient bel et bien aux représentants de la démocratie d’en dessiner ses contours (n’en déplaise aux pensionnaires de l’Elysée). S’abriter derrière l'immuabilité des hauts fonctionnaires au vocabulaire volontairement incompréhensible pour justifier d’une flagellation des réformes de l'exécutif me parait un raccourci bien rapide qu’empruntent trop souvent les gouvernants. 

    En définitive, les politiques au pouvoir, même s’ils taxent souvent les hauts fonctionnaires de privilégiés hors du temps qui paralysent leurs actions se comportent au final comme eux et pour la même raison: l’absence de garde-fous. De plus, il n’est pas rare de retrouver certains de ces technocrates au sein de l'exécutif après avoir transité par les hautes sphères du privé (l’actuel président en est le parfait exemple) et cela explique en partie l'absence de réelle volonté de sortir de ce système au combien perfectible. En effet, à la marge d’un mandat électif (souvent très court) les postes “vacants” de hauts fonctionnaires ou autres membres de conseils d’administrations de grands groupes privés sont autant de roues de secours que nos hauts politiques se garderont bien de détruire en dépit de connivences inévitables. Enfin, ne viennent-ils pas, pour la plupart, des mêmes “grandes écoles", essentiellement parisiennes et que peut-on penser de ces usines qui conditionnent des jeunes de vingt ans complètement inexpérimentés à l’assurance quasi mécanique d’être promus à de hautes fonctions administratives ou politiques? Ces élites autoproclamées dès leur jeunesse souvent dorée peuvent-elles être les garantes des grands principes éducatifs et démocratiques? Je ne le pense pas. Et si l’administration ou la sphère publique en général regorge de talents dévoués, la carence se situe bien au niveau du pilotage de ces instances dont la cohérence ne pourra être assurée qu’avec une ingérence démocratique technique et citoyenne plus efficiente. Pour faire simple, la technocratie doit rentrer dans son rôle de rouage opérationnel de la décision démocratique et nous pourrions probablement faire l’économie de ses élites pour ne garder que les”petites mains” utiles à son bon fonctionnement (on a besoin de gens qui font le boulot, pas de ceux qui en parlent…) et, de fait, nul besoin  d’avoir recours à un spoil system à l’Américaine (souvent synonyme de conflit d'intérêts) pour une efficacité accrue du système.

     Le réel pouvoir, c'est donc effectivement l'exécutif car c'est lui qui a force de police, peut faire des lois et mettre des amendes ou jeter en prison ceux qui ne les paient pas. 
     On comprend alors que s'abriter derrière une crise pour baisser des salaires ou supprimer quelques acquis est un peu trop facile. La réalité c'est que l'on nous sert en boucle une mauvaise grille de lecture sur fond de mondialisation, de crise, de compétitivité, de dette ou de rigueur, le tout, bien évidemment, instrumentalisé par la peur ou autres contraintes techniques soi-disant insurmontables. Un des gros problèmes est que la plupart des économistes s'aligne sur ce système absurde qu’il croit bien fondé, que ce même système est enseigné dans les écoles, plébiscité par politiques et journalistes. Cela aboutit à détruire tout, souvent par méconnaissance et sans aucun sentiment de culpabilité.
     Pour autant, même si certains politiciens, souvent des puissants malheureusement, pactisent avec des grosses multinationales sur fond de clientélisme et de corruption, beaucoup pensent œuvrer pour le bien commun et certains le font réellement, mais il n'existe aucun garde-fou pour éviter les dérives et leur spectre de compréhension est muselé par les grosses machines que sont les partis et la communication.
     Entre dogme et mythe, on voit bien, sans jeter tous ses acteurs, les limites de cette démocratie.
     Alors quoi, on veut y mettre quoi au juste dans cette démocratie pour la rendre légitime juste et efficace ?
     Des politiques ? Ça marche des fois, ou pas...
     Des gens qui "savent" ? des ingénieurs ou techniciens? des grands patrons? pourquoi pas, mais la limite avec le clientélisme et la corruption est trop proche...
     Nous, peuple directement ? Une bonne idée assurément mais qui reste fragile au regard des nombreuses tractations et manipulations possibles et de notre trop grande méconnaissance des rouages.
     En fait, le monde n'étant pas binaire, la démocratie devra peut-être être un mix de tout ça, où des gens pris au hasard, des experts, des politiques se partageraient la cause politique à parts équitables...
     Il est indispensable, à mon sens, que l'exécutif (actuellement 100% politique), se dote donc d'un tiers de technicité, et d'un autre tiers de citoyens tirés au sort (à qui l’on aura bien sûr donné suffisamment de temps et de moyens pour qu’ils soient bien renseignés sur les sujets à propos desquels ils seront amenés à débattre).
     Ce concept d'intégration de démocratie directe par tirage au sort est indispensable à la légitimité de la gouvernance et à la paix sociale.
     La colère du peuple s'amenuisera d'autant que la considération et l’implication de ce dernier progresseront.
     Une autre organisation territoriale démocratique et une constitution différente seront probablement nécessaires pour qu'aucune décision politique ne soit prise suite à la mise à l'écart d'une population éloignée ou non représentée.
     Cela fera certes beaucoup de monde tout ça… et j’entends d’ici ceux qui martèlent le "il y a trop de politiques". Je voudrais simplement leur dire que décider de l'avenir, des lois, du modèle de société mérite des moyens à la hauteur de l'importance de l'enjeu. Des élus révocables, des citoyens éclairés, des innombrables acteurs impliqués sur leurs domaines maîtrisés, une surveillance déontologique, des moyens démocratiques, des outils d'investigations performants, l'appui des compétences pour tous les domaines étudiés seront autant de clés en faveur d'une démocratie cohérente, bienveillante et efficace.
     Avec une omniprésente représentativité du citoyen de mieux en mieux renseigné, une sorte d'aristocratie populaire, véritable machine à réfléchir et à décider, doit voir le jour. Nous avons besoin d’un outil performant, indispensable pour l'humain au service de lui-même et de son milieu. Et au fur et à mesure que nous avançons, une nécessité apparaît irrévocablement comme un pilier de l'humanité, ce sera le thème de notre prochain enjeu qui doit être omniprésent: 
     Le Savoir...
          Quatrième enjeu : la connaissance et la recherche
              

L'éducation, ou plutôt l’accès à la connaissance, doit s'épanouir aux antipodes des intérêts privés. Un enseignement scolaire gratuit, dont la performance tiendra plus de sa capacité d’adaptation à tous les profils des élèves qu’à une éducation passoire, dont une minorité pourra s’épanouir parce que plus “solide” ou “compatible” avec le moule choisi. Le système doit développer les filières, les qualifications, les pluralités, les métiers de demain et la citoyenneté pour favoriser tant le civisme que l’esprit critique et le discernement. Des moyens doivent être octroyés pour que la formation, l’instruction, la culture, la reconversion professionnelle soient possibles et accessibles tout au long de la vie pour ceux qui le désirent. Nous devons bien sûr sortir la variable rentabilité du culturel, car ce n'est pas la culture qui coûte mais bien l'ignorance. La publicité doit également s'effacer au profit du contenu.
     La dématérialisation et la connaissance numérique libre d'accès doivent constituer un atout majeur au service de l'humain toujours plus renseigné, et non pour des intérêts privés. Les données personnelles et la communication ne doivent plus se résumer à une marchandisation permanente. Internet doit être libre et ouvert dans le respect de la vie privée  comme une base ultra-performante de savoir collectif mais où l’on aura pris soins d’instaurer, fake news oblige, des gardes-fous. En effet, si la lutte contre ces fake news sur internet est à la fois une utopie ("internet" est incontrôlable) et une dystopie (dérives autoritaires à foison, même dans une démocratie) et que la seule réponse mesurée tient à une éducation aux médias et à l'esprit critique, comme le font déjà bien des associations d'éducation populaire, l’impunité des mensonges de la part de politiques ou journalistes n’en demeure pas moins insupportable.
     Pour ce faire, on pourrait à minima imaginer un observatoire déontologique indépendant réactif (adapté à immédiateté des réseaux de communication) pour limiter ces abus permanents et dénoncer le faux. Par exemple, un journaliste qui donne une fausse information se verra dans l’obligation de publier un démenti dont la visibilité soit au moins équivalente à son annonce tenue pour fausse. Par ailleurs, la quasi-totalité les médias appartenant à quelques personnes, il sera probablement souhaitable, pour sortir de la mondialisation du culturel, du sportif et de la communication, de supprimer les monopoles et soutenir la presse pluraliste pour en finir avec la course au buzz ou sensationnel au profit de l'investigation et de la pertinence. 
     Il y a en France bon nombre d’écoles privées de qualité comme les écoles Montessori et autres réseaux d'apprentissage plus inclusifs et plus modernes. Ces modèles plébiscités doivent être entièrement subventionnés pour devenir accessibles à tous de sorte que le concept de l'enseignement privé réservé aux plus riches disparaisse progressivement.
     Par ailleurs, face aux enjeux de demain (chantiers écologiques, redynamisation de la santé publique, relocalisations, solidarité, ressources alimentaires, fiabilité de l’information et de la communication, nécessité d’altruisme, modification de la consommation…), les moyens devront être colossaux. La formation devra donc être en phase avec tout cela et s’adapter sans cesse.
     Peut-être faudra t’il par exemple, face au désastre écologique, appendre à acheter plutôt qu’à vendre.
     Alliée indissociable de la connaissance, la recherche est le rouage essentiel au bon fonctionnement des 6 enjeux car elle peut rendre possible demain ce qui ne l’est pas aujourd'hui. Tout doit être mis en place pour que le peuple soit éclairé, informé. car l’intelligence, la citoyenneté et l’esprit critique ne sont pas des qualités innées et la bêtise est le meilleur allié de la guerre. En effet, chaque fois que la connaissance a été confisquée au profit de quelques “élites”, des drames, des génocides et des injustices se sont produits.
     Nous devrons aussi nous servir de la notre passé, de notre histoire, de nos cultures pour bâtir l’avenir. Qu’est-ce qui fait que la cruauté se rejoue au fil des siècles ou que les meilleures initiatives se voient détruites (comme la sécurité sociale actuellement) si ce n’est qu’à un moment, le savoir au service du bien commun n’ait pas été transmis…
     Nous avons mis en avant une société qui veut respecter tous les individus et son environnement, qui est dictée par son “aristocratie populaire”  et qui est optimisée par une implication de la connaissance à tous les niveaux. Cette société possède désormais les prémisses d’une évolution efficiente soucieuse du bien commun, capable de peser le pour et le contre, de définir ce qui vaut ou ce qui ne vaut pas.
     C’est de cela dont nous devons parler à présent : les valeurs, la suite de notre voyage…

Cinquième enjeu : les valeurs                              

                              

Dans notre mode de fonctionnement quasi mondial, ce qu’on considère comme de la valeur est indexé sur la marchandisation et la production qui participe à la croissance du PIB des différents pays. Pour autant, les indicateurs choisis sont-ils fiables, pire, ne seraient-ils pervers ?  Au vu de toutes les catastrophes annoncées, nous avons effectivement toutes les raisons de douter.
     Pour ce chapitre, on peut donc admettre comme axiome principal la capacité d’évaluer les valeurs en fonction de critères de bien commun, d'utilité collective ou d'impact écologique plutôt que toute autre considération marchande.
     Commençons par un exemple concret pour illustrer : 
     Début 2019, Le navire de commerce italien Grande America, parti de Hambourg en Allemagne pour rejoindre le Maroc, a été victime d’un incendie dans le golfe de Gascogne, au large de la Bretagne. Les 27 personnes qui étaient à bord ont pu être sauvées et malgré tous les efforts déployés pour éteindre le feu, le bateau a finalement coulé au large des côtes Bretonnes. Une partie de la nappe d’hydrocarbures a pu être pompée mais des associations de préservation du littoral se tiennent prêtes pour ramasser les boulettes toxiques et tenter de limiter l’impact sur la faune et la flore. On peut voir dans la liste de ce qui a coulé : 720 tonnes d'acide chlorhydrique, 85 tonnes d'hydrogénosulfure de sodium, 16 tonnes de substitut de térébenthine (White Spirit), mais aussi plusieurs tonnes de résine, fongicides, d'aérosol et d’acides, des lubrifiants, 2 tonnes de pneus, 18 tonnes d'engrais et 24 conteneurs d'acier, 2 100 véhicules dont 190 poids lourds, 22 bus et 64 engins de chantier. Du côté des carburants, outre les 2 200 tonnes de fioul lourd, le Grande America transportait 190 tonnes de diesel marin et 70 000 litres d'huile. Tout ça à 4500 mètres de fond. Les Garde-Côtes des douanes françaises, la Gendarmerie maritime, plusieurs équipages dont une frégate britannique en plus de celles de l’Aquitaine de la Marine nationale, celles de l’Abeille Bourbon et de l’European Maritime Safety Agency ont été mobilisés ainsi que des opérations de pompages dans des conditions météorologiques extrêmes. 
     Pour cette catastrophe, aussi bizarre que cela puisse paraître,  d’un point de vue purement économique, c'est n'est pas une si mauvaise opération.  
     En effet, en marge des assurances et des réserves d'investissements, l'innombrable quantité des matériaux coulés a dû être reconstruit ou refabriqué: le pétrole, le cargo, les véhicules, les engrais et autres produits toxiques... Ce surplus de production aura eu un impact immédiat sur le PIB et la croissance des pays concernés. En face de cela, pour sauver ce qui pouvait l'être et tenter de limiter l'impact écologique de ce drame, les forces mobilisées,  généralement publiques ou associatives, ont "coûté" au contribuable et les efforts fournis sont rangés dans la colonne “dette” sans parler des énormes dégâts sur la faune et la flore qui n’ont pas pu être évités.
     On voit ici qu’avec notre mode de fonctionnement de l’économie et notre prisme visuel que la catastrophe “rapporte” alors que tout ce qui a été mis en oeuvre humainement et techniquement pour limiter les conséquences de la catastrophe a, de notre actuelle appréciation des valeurs, “coûté”.
     Dans notre rapport aux choses, d’un point de vue économique, on considère que produire des tracteurs rapporte mais que doubler le personnel enseignant ou construire des hôpitaux ultra équipés sont des dépenses (ce qui explique notre désastre sanitaire du moment). Ces derniers constituent pourtant des richesses incontestables intégrées au PIB. Simplement, nous sommes sur des activités hors économie de marché qui ne génère pas des dividendes et intéresse peu ceux qui en perçoivent beaucoup (qui sont aussi souvent proche du pouvoir politique).
     Pourtant, quand on sait que plus de la moitié de notre PIB est directement lié aux dépenses publiques, on comprend mieux à quel point le fantasme du “privé qui paye tout“ est absurde, il fait simplement parti des mythes savamment entretenus (pour des raisons uniquement mercantiles) qu’il faudra bannir si nous voulons mettre en avant le bien commun.
     Un autre exemple me vient à l’esprit :  à l'occasion d’une discussion avec un chargé d'affaires d'une société spécialisée dans les lingettes jetables et produits détergents, l’ingénieur glisse, fort de son appartenance au secteur privé en face d’un fonctionnaire : “moi, je te paye” (sous-entendu l’un faisant partie du système qui rapporte et l’autre du système qui coûte). Quand on réfléchit un peu et qu'on connaît l'impact néfaste sur l'environnement des lingettes, peut-être qu'au final, la valeur de sa fonction pourrait bien être négative, tandis qu’un service public, considéré comme charge, peut tout aussi bien entrer dans la case richesse…
     Ces exemples certes quelques peu caricaturaux, doivent nous interpeller sur les incohérences de notre prisme de compréhension face à la valeur et aux richesses prétendues et au delà sur la légitimité du système monétaire. 
     En poussant plus loin le raisonnement, on se rend compte qu’une très grande partie du calcul des PIB des différents pays résulte finalement d’un productivisme massif qui détruit tout sur son passage et accélère l'épuisement des ressources naturelles au point de compromettre l’avenir de l'humanité.
     Constat effarant donc : la plus grosse partie des richesses qui font office de valeur est en fait néfaste…
Au nom de l’argent, le système de croissance infini dans notre monde fini est le principal révélateur de cette folie collective où toute initiative est conditionnée par son financement, ce qui amène le constat alarmant suivant :
     Une bonne initiative sans argent verra difficilement le jour ou ne se développera pas alors qu'une mauvaise initiative grassement subventionnée se répandra comme une traînée de poudre. L'avenir de notre humanité serait donc confié à un processus aussi cupide que aléatoire?
     Incapable de faciliter les échanges ou valoriser les bonnes initiatives, la monnaie est aujourd'hui aux mains d'utilisateurs privés qui se moquent bien de toute considération de bien commun et le travailleur est relégué au rang de propriété de la finance par le biais de holdings et multinationales…
     Une monnaie non rémunérée pourrait raisonnablement être la condition à la mise en place d'une société pérenne où des banques publiques au service d'une économie coopérative élaborée financeraient les gros chantiers pour sortir de la crise écologique, humanitaire et sociale dans laquelle nous sommes plongés.
     Pour mieux comprendre, il faut considérer le capital avec son sens initial, c’est à dire l'ensemble des moyens de production durables permettant de produire des biens ou des services : le capital humain, naturel et institutionnel. Dans notre modèle Hexagone, le capital institutionnel, par le biais de l’omniprésence de sa démocratie participative, choisit l’investissement et les agrégats économiques pour répondre à des projets de biens communs validés et à l’amélioration du bien-être des citoyens. L’État ayant la main sur l’outil monétaire, le choix d’intermédiaires financiers, qui plus est rémunérés, n’a plus de sens.
     Le concept de prêt ou de transformation de l'épargne en moyens de production ou en actifs financiers n’étant plus adossé à la rentabilité d’un projet mais à son utilité, nous basculerons progressivement sur une économie de valeurs à la place d’une incontrôlable économie de marchés et de taux d'intérêts. Au delà de l'aspect philanthropique, ce principe a l’avantage de rester impassible qu’il y ait croissance ou décroissance.
     Pour exemple, dans le cas de la pandémie actuelle, il n’y aurait nul besoin de rembourser pendant des décennies les milliards prêtés par la BCE à grands coups de prévisibles politiques d'austérités.
     Le mythe de l'équilibre général des marchés ou de l'offre et la demande appartiennent à des théologiens du passé au service d’une minorité d’élites autoproclamées. Cette utopie a trouvé ses limites pour n’être aujourd'hui qu’une bêtise généralisée. Pour faire passer la pilule, les dominants font croire qu’un État, qu’une société se gère comme une petite entreprise ou un foyer. Cela permet de légitimer les plans de rigueur et de diminution d'acquis sociaux. La réalité c'est que l’État peut et doit mettre en place ce que le peuple a choisi car il peut choisir de s’approprier la création monétaire au service de projets tenables écologiquement et humainement définis collégialement. 
     Penser une société pérenne sans revoir complètement son modèle macroéconomique est impossible et cela passera à minima par la dénonciation de certains traités.  
     Désacraliser l'argent et revoir ses règles du jeu dévastatrices sera donc fondamental. Une démocratie intelligente dans un environnement protégé décidera des actions et l'argent ne sera là que pour huiler le modèle de société qu'il aura choisi sans devoir s'acquitter d’intérêts puisque c’est dans l'intérêt de tous !  En cette période de crise sanitaire, nous avons bien vu ce qui était essentiel et même si l'Europe a produit en quelques secondes une masse monétaire équivalente à 750 milliards d’euros (preuve qu’en ce domaine tout est possible), nous avons été dans l’incapacité de satisfaire les besoins de notre système de santé. 
     Est-il encore nécessaire de rappeler les effets pervers de notre système macroéconomique, des affres de la mondialisation et de l'ultralibéralisme entre bulles financières et titrisations à tout va jusqu'aux budgets même des États quand on voit comme tout vole en éclats aujourd'hui ? Citons tout de même deux exemples:
     Nous nous souvenons tous de la catastrophe de Fukushima. Tout comme la France, l'État japonais avait largement investi dans le nucléaire dans les années 50. Plus tard, comme en France, le Japon a privatisé la gestion de ces équipements. C’est la société Tepco qui figure en tête de proue dans ce domaine. Après des décennies de dividendes exorbitants, de multiplication à 2 chiffres de la valeur des actions au prix des incessantes optimisations des coûts, au détriment des travailleurs et des investissements de sécurité. Après quarante années de profit, le 11 mars 2011, jour de la catastrophe, la plupart des actionnaires quittent le bateau. Le crack financier est tel qu'on ne pouvait même plus équiper le personnel sur place d'un minimum de protection. Des hommes démunis, seuls et isolés se sont sacrifiés pour éviter une catastrophe plus grande pendant que d’autres planquaient leurs milliards, un peu comme aujourd'hui avec la pandémie Covid où les 500 plus grosses fortunes Françaises ont vu leur patrimoine financier augmenter de plus de 30% au plus fort de la crise sanitaire.
     Car c'est bien ça la cruauté de ce système:  lorsque l’entreprise tourne à plein régime, on la ponctionne le plus possible au détriment des salariés et de la sécurité pour satisfaire une croissance pour des dividendes toujours plus indécents et dès que l'entreprise a un problème,  qu'elle a besoin d'être soutenue, les rats quittent le navire, récupèrent leurs billes et les mettent ailleurs.
     Le fonctionnement n'est guère plus rassurant au niveau de l'Europe et ses États membres. Souvenons-nous de la crise grecque, petit pays pesant moins de 2 % du PIB de l'Europe. Plutôt que d'effacer une dette dont la cause tenait plus des taux exorbitants que subissait le pays, victime de l'infâme jeu des agences de notations, que du soit-disant train de vie “au dessus de leurs moyens” du peuple grec, il a été décidé, voilà plus de douze ans de plonger le pays dans une rigueur insoutenable qui perdure encore aujourd'hui.
     Que penser de cette Union Européenne qui donne de l'argent à taux négatif aux plus puissants quand dans le même temps on achève les plus pauvres avec des taux à 2 chiffres… Devant de telles absurdités et face au nombre de dirigeants qui les cautionnent, on peut donc parler d’effondrement de l'entendement qui amène un état de guerre économique généralisée entre les États sur fond de massacre écologique et humain. 
     Il est urgent de recréer la souveraineté financière pour simplement organiser et payer toutes les actions nécessaires au système pérenne que nous aurons choisi. Le service bancaire public pour tous doit voir le jour, il doit financer l'économie réelle, utile et pérenne plutôt que les activités spéculatives, véritables chantages pour l'État. Pour en finir avec une politique du court terme qui amène l’économie au chaos, avec la privatisation des gains et la mutualisation des pertes, et pour l’intérêt général et non particulier où le peuple ne devra plus payer les évasions fiscales et égarements spéculatifs d’un outil monétaire qu’on leur a confisqué.
     Désacraliser l'argent face à toutes ces démesures (ultra spéculations, hyper-connexions, inégalités accrues,...) est obligatoire, car dans le principe, l’argent est créé et détruit simplement par celui qui détient le “jouet”.
     Le mythe de l’argent ainsi tombé, nous pourrons construire l'économie sociale, solidaire et coopérative de demain et passer à l’action pour fermer notre ronde hexagonale...

Sixième Enjeu: ACTIONS

                             


L'outil fabuleux incarné par la révolution numérique aurait dû faciliter l'entreprise, la rendre plus efficace, plus coopérative. Au lieu de cela, des plateformes digitales multinationales ont mis la main sur cet outil dans le but d'accumulation de profit sans travail proportionné. En effet, la masse salariale de sociétés comme AirBnB ou Amazon est dérisoire au regard des profits colossaux réalisés au détriment des conditions de travail qui vont sans cesse vers un nivellement vers le bas. Les services publics ne sont pas exempts de tout reproches face à l’escalade de réduction d’acquis sociaux et des choix discutables comme les livraisons rapides de repas de la poste avec Resto-In ou les transport VTC SNCF via LeCab et Blablacar, et tant d’autres exemples.
     Le "travail-contrainte" par sa violence induite et ses nombreuses conséquences est un véritable fléau que nous devons combattre.
     La politique du profit donne une vision minimaliste à très court terme d’une société qui court au chaos. Ce système politiques français et européen de mondialisation financière, dont le seul objectif est l’augmentation des dividendes de quelques uns et où les gains sont privatisés alors que les dettes mutualisées, court inexorablement à sa perte. 
Cette ultra compétitivité détruit tout sur son passage, entraîne absentéisme, maladie, dépression. 
     Pourtant, le bon sens devrait nous dicter que si tout le monde est compétitif, à l'arrivée plus personne ne l'est !
     Même si la mondialisation a incontestablement généré, pour les seuls pays riches et une partie de sa population un bon niveau de vie et une longévité accrue, cela a été au détriment d’autres humains et au final, le désastre libéral se généralise sur fond de chômage, de précarité et d’injustice où le travailleur n’est plus qu’une variable d’ajustement.
     Il n’appartient qu’à nous de rendre ce travail supportable en le rendant attractif, utile, enrichissant, épanouissant et du coup efficace car nous ne sommes jamais autant efficace que lorsque nous sommes bien considérés pour effectuer des tâches utiles dans de bonnes conditions. La qualité, l’émancipation et le rythme du travail adaptés à chacun le rendra à coup sûr plaisant, gratifiant et enrichissant.
     Par ailleurs, le 100 % énergies propres au titre de l'urgence climatique, la pertinence du Made in France, les nécessaires moyens pour la relance sociale et écologique, l’obligation de modifier notre consommation et l’incontournable progression de la connaissance et de la recherche imposent une masse salariale colossale et une adhésion la plus collégiale possible au projet de demain dont l'exécution de ses missions devra être qualitatif. La vrai stratégie industrielle du long terme passera par une baisse de l’influence des grands groupes et de ses sous-traitances low-cost vers une augmentation des TPE, PME et SCOPS synonymes d'innovation, soutenues et accompagnées par un service public bancaire autonome défait de l’emprise des marchés, titrisations et autre fonds de pensions. 
L’indispensable bien-être au travail doit être à la hauteur des enjeux :
  • Relocalisation des productions pour une souveraineté sanitaire, alimentaire et énergétique.
  • Modification des méthodes de production et de consommation pour les mettre en phase avec les enjeux écologiques et humains
  • Mise en place des outils numériques ouverts comme émancipateurs de l’intelligence collective.
  • Développement de conseils déontologiques et d’une justice au service de la protection de l’humain et de son milieu qui soit aussi garante de la bonne exécution des missions validées par la démocratie.
  • Création de centres de recherche destinés à mesurer les impacts sociétaux et écologiques des actions et projets d’une part pour en redéfinir ou ajuster les coûts, valeurs et richesses d’autre part.
  • Redéfinition du système militaire de sécurité nationale autour d’un axe protection du territoire et de son modèle choisi d’une part, et solidarité extérieure d’autre part pour la promotion et l’accompagnement de projets humanitaires et économiques.
  • Densification des moyens techniques et humains autour des enjeux démocratie, recherche et connaissance.
     Ce dernier point nous rappelle l’importance de la connaissance du passé pour construire l'avenir.
     En effet, à titre d’exemple, il y a eu jadis notamment dans notre propre pays des périodes positives où le bien commun à supplanté le bien privé. Après la seconde guerre mondiale, la France, traumatisée par le nazisme, l’occupation et les combats était au plus bas. Déjà, à l'époque, nous avions eu notre lot de politiciens qui, comme aujourd'hui, avait comme unique credo le package “Rigueur, travailler plus, gagner moins”. Mais heureusement à cette époque des initiateurs proches de la philosophie keynésienne considéraient que l’on ne pouvait soigner une hémorragie en prodiguant une saignée. Dans un pays ruiné, la création monétaire s’est alors mise au service d’une politique ambitieuse pour répondre aux contraintes de l'époque. Comme quoi, c’est possible. Nous avons alors imaginé, créé, construit, à tel point qu'aujourd'hui encore nous vivons un peu sur les acquis de cette époque :
     En 20 ans à peine, 150 barrages hydrauliques EDF sur nos rivières,  40 réacteurs nucléaires (à tort ou à raison, cela nous a permis l’indépendance énergétique pendant de nombreuses décennies), Sud Aviation et l'aérospatiale qui amèneront Airbus pour concurrencer Boeing, des centaines de kilomètres d’infrastructures ferroviaires et routières, des outils de communication innovants avec les PTT, des grandes entreprises nationales qui tiennent encore notre niveau international, mais aussi la chose que le monde entier nous a envié durant des décennies, impulsé par le Conseil National de la Résistance : la Sécurité Sociale, aujourd'hui mise à mal.
     Ce passé récent oublié nous montre qu’à tout moment et sans ressources, une collectivité peut décider de grands projets générés par des salariés avec des régimes protégés (que l'on fustige encore aujourd'hui pour leurs régimes spéciaux). Cela conforte l'idée que la connaissance dans tous ses états, gage d’un peuple éclairé, est une pièce majeure de notre modèle Hexagone.
     Nous avons vu, au titre des axiomes humains, la nécessité de mise à disposition d'une provision universelle pour tout un chacun. Nous avons énuméré les urgences écologiques et sociales et défini un nouveau mode démocratique efficace qui viendrait s'appuyer sur un volet connaissance progressiste et omniprésent. Cela constituera les fondements de nos réalisations futures. Si le salaire universel permettrait à chacun de s'épanouir sans contraintes, si on s’accorde de plus en plus sur sa nécessaire mise en place, cela reste un sujet controversé et polémique 
     En effet, si pour les mouvances politiques de gauche, il est généralement perçu comme revenu solidaire  sans aucune contrepartie (qui ne permet pas pour autant de vivre dignement),  pour les sympathisants plutôt à droite, il est défini comme des minimas sociaux (toujours plus réduits), assortis de plus en plus de contrôles, de contraintes humiliantes en mode TIG, flicages et culpabilités. 
     Je pense que ces deux versions du revenu universel sont infantilisantes et dévalorisantes, qu'elles accélèrent la précarité et l'isolement et qui plus est, entraînent une certaine haine orchestrée du reste de la population qui n’a pas conscience de la fragile barrière qui les séparent.
     Une proposition qui pourrait être entendable par tous consisterait à mettre en face d'un vrai salaire à vie un package devoir citoyen constitué de multiples actions essentielles (l'oisiveté étant à mon sens mortifère). Ce concept, pour être efficace et non discriminant, doit être effectué par tous (travailleur au sens actuel comme non travailleur). Imaginons donc que chacun d'entre nous, sur des durées à définir (suivant les sollicitations et disponibilités), ait à réaliser des actions collégiales et ciblées telles que :
  • Une mission humanitaire à l'étranger,
  • La remise en état des abords de rivières après de grandes crues,
  • Des animations de conseils citoyens,
  • Des journées d'échange et convivialité dans un centre handicap, une école ou un EHPAD,
  • Une aide ponctuelle pour l'industrie (fabrique de matériel médical lors d'une pandémie par exemple)
  • Des prestations ponctuelles au profit du “Made in France” ...
     Bref une force omniprésente, une marge de manœuvre efficace qui viendrait compléter, aider les actions planifiées de notre modèle pour répondre aux enjeux lors de variations importantes des besoins sociétaux, pour pallier des difficultés ou contraintes particulières.

    Cela constituerait, à mon sens, un passage nécessaire pour que le salaire universel soit perçu comme un outil d’émancipation et d'égalité des chances et il devra être tout ou partie étendu aux métiers insuffisamment rémunérés dont la liste est longue: Artisanat, restauration, hôtellerie, travail à la chaîne, horaires décalés, travail de nuit... La compensation permettrait aux acteurs de vivre décemment de leur activité, d'en diminuer la durée pour la rendre supportable et de permettre de se former ou de s'ouvrir à d'autres horizons. Cela contribuerait également à stopper la haine et jalousie entre les individus (souvent les "sur-actifs" envers les "assistés") dans un système gagnant gagnant où les vrais profiteurs seraient clairement identifiés et combattus.
     Le deuxième intérêt capital de ce projet, adossé au salaire universel, tient au fait que ces missions seraient réalisées de façon collégiale par des individus issus de toutes les catégories socioprofessionnelles et dans n'importe quel lieu. Le but étant de rapprocher les gens, d'apprendre à se connaître, de se défaire de cette peur de l'autre, d’agir hors de nos frontières, d'échanger des idées et des expériences car chacun d’entre nous peut apprendre de quiconque.
     Ceci afin de renforcer l'intelligence collective, la citoyenneté et la solidarité car elles ne sont pas des valeurs innées, nous sommes tous perfectibles, ayons l'humilité suffisante pour le reconnaître. 

    Il est essentiel et de se doter d’outils pour fédérer, progresser : celui-ci peut être un bon concept pour mettre les carences sociétales au cœur des débats, mais surtout parce qu'il permettrait le partage entre les générations, les peuples, les religions et autres compréhensions du monde.  
     L’ubérisation, la flexibilisation et le dumping social doivent laisser la place à une protection de l'emploi grâce à la citoyenneté dans l'entreprise et une production adaptée et raisonnée en progrès permanent avec, comme nous l’avons vu, des services bancaires séparés des marchés qui financent l'économie réelle utile pérenne plutôt que les activités spéculatives, chantage pour l'État, grâce à un mécanisme de création monétaire souverain aux ordres de notre choix de société.

                                   


     Pour contrôler de l'efficacité et la pertinence des choix, un puissant centre de régulation doit être construit. Au-delà de l’évaluation du bon fonctionnement d’Hexagone, l’outil serait une gigantesque base de données transparente et ouverte à tous. Le progrès n’ayant de sens que s’il peut être partagé par tous.
     Maintenant que nous avons fait le tour de notre Hexagone, le graphique de la présentation doit vous sembler plus compréhensible. Il devrait vous permettre d’avoir une vue d’ensemble sur ce que nous sommes, ce que nous faisons et surtout ce que nous pourrions faire. J'échangerai sur ces sujets et les autres avec grand plaisir, qu'on soit d'accord ou pas, on ne progresse d'ailleurs jamais autant que dans la contradiction…
     Quoi qu'il en soit, nous devons procéder à court terme à de nécessaires changements sans précédent et pour ce faire, changer notre logiciel politique monétaire et peut-être même notre pensée... Pour s’autoriser à penser ce monde meilleur avant qu’il ne soit trop tard, il est indispensable d’avoir un état des lieux factuel de l’ensemble, de définir les contraintes et nécessités au titre du bien commun et du bon sens (que j’ai appelé les axiomes) pour une approche simultanée et des actions généralisées car tout est lié.
     Comme nous l’avons vu tout au long de cette réflexion Hexagone, des étapes seront probablement incontournables:
  • Abandonner notre système basé sur la croissance qui semble bien nous amener à la catastrophe (croissance infinie dans un monde fini) et réorienter complètement ses actions pour basculer vers un modèle macro-économique capable de se mouvoir entre décroissance et croissance à “énergie positive”,
  • L’outil de création monétaire ne doit plus servir les intérêts minoritaires privés mais alimenter le modèle. L'État souverain, piloté par l’aristocratie populaire, doit avoir la main sur une économie affranchie des marchés et sans intérêts au lieu d’un absurde système dévastateur qui n’a que faire des considérations humaines et climatiques,
  • Dans notre monde où l'argent est devenu la donnée fondamentale de la richesse, nous devrons revisiter ces notions de valeur et richesse,
  • Nous devons amener une société juste et pérenne interdépendante des trois ensembles incontestables constitués par l'écologie, l'humanité et la connaissance, où l'argent n'interviendrait qu'après la construction faite et les valeurs données, simplement comme facilitateur pour les échanges et les actions choisies au lieu de l'actuel modèle monétaire pyramidal.
     Fort de ces constats, j’ai essayé d’apporter des pistes, influencé forcément par d'autres pistes (notre humanité regorge de bon sens), des références, lectures, du vécu et des vues et j’aimerais connaitre les vôtres.
      Je souhaite que ce condensé que j’ai appelé Hexagone vous ait donné une vue d’ensemble des dérives et nécessités de notre société, et qu’il vous donnera envie de d’avancer tous ensemble, nous, peuple. Notre intelligence collective générera une multitude d’idées sur lesquelles nous pourrons bâtir ensemble une société plus pérenne.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, signer ma pétition et partager: http://chng.it/W72cGnSQ
"Montrer l'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul." Gandhi.

 ...VERS UN MODÈLE DE SOCIÉTÉ PÉRENNE

MERCI
@+ Roland

Pour la version Google Drive qui vous permettra de faire des commentaires sur le texte, cliquez ici
Les commentaires sont supprimés régulièrement sur Blogger au fur et à mesure des changements induits.


ACTUS EN BREF...

      Avec la crise sanitaire et le séisme social en toile de fond, les groupes du CAC 40 vont verser à leurs actionnaires des dividendes supérieurs à leurs profits, confortés par le pouvoir et sous le regard indifférent des technocrates autoproclamés de Bercy. Malgré les endettements records de ces groupes (effondrement de 55 % par rapport à 2019), un nouveau chiffre historique de plus de 50 milliards enrichira les plus riches en 2021.

Concrètement, ces grands groupes vont verser près de 140% de leurs profits (source: L’observatoire des multinationales). L'insolent cadeau correspond à 100% des bénéfices + 40% puisés dans les fonds propres des entreprises alimentés par les aides publiques allouées pour “passer la crise”...

Les grands gagnants du Covid: Blackrock, Bettencourt,Vanguard, Pinault, Amundi et consorts.

Les grands perdants: le chiffre de 10 millions de pauvres pour 2020 devrait exploser en 2021 (il était de 3,8 millions en 1990)

Hypothèse scrutin 2022: Existe-t-il une gauche?

Hypothèse révolution: Que voulons-nous devenir?

 

  

 

 

    Petite satisfaction, même si ça ne changera pas le monde, j’ai passé la barre du petit millier de lecteurs de mon modeste exercice de compréhension du monde au service de la seule arme qui désarme: la bienveillance. Souvent oppressé, comme beaucoup d’entre vous, par un quotidien répétitif et anxiogène, cette expérience m’a permis d’échanger au delà de mes bases, elle a suscité en moi l’admiration de l’autre: celui qui est tantôt meurtri, joyeux, émouvant, généreux, tolérant ou révolté mais toujours invisible. Croyez-moi, d’où qu’il soit, il ne veut rien de la tyrannie écologique et sociale qui s’annonce. Les gros bâtisseurs du néant s’accrocheront à leurs privilèges jusqu’à la dernière colombe.

Prenons du recul face au tapage interconnecté. Méfiance, discernement, dialogues. Dressons au devant de leur aveugle cupidité, les richesses qu’ils ne comprennent pas: l’entraide et l’intelligence collective…

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________

News pandémie:

Chouette, un peu de bon sens à nos portes!

Pendant que pour Macron, il faudra attendre que les poules aient des dents, Boris Johnson, le Premier ministre britannique, face à une légère recrudescence virale, mise désormais sur les soins et traitements précoces. Sans être contre la vaccination, je martèle ce point depuis le début...

Pour mener à bien cette stratégie, le gouvernement britannique va donner les moyens à un panel pluridisciplinaire (scientifiques universitaires, fonctionnaires, médecins, experts pharmaceutiques, politiques…) dans le but de développer les soins dès les premiers symptômes.

Si la plupart des Anglais seront vaccinés à ce moment-là, Boris Johnson estime que nous devons apprendre à vivre avec cette maladie, comme nous vivons avec d'autres maladies: en les soignant! Avec cette déclaration, les traitements précoces vont donc devenir la norme au Royaume-Uni. Ce moment de bon sens au milieu du brouhaha médiatique assourdissant me fait du bien, bravo!

Je martèle donc encore une fois avant qu’il ne soit trop tard: Augmentons drastiquement, à mon sens, les moyens sanitaires pour qu’ils puissent travailler moins et surtout sereinement (on n’est jamais aussi efficient que lorsque l'on travaille dans de bonnes conditions!)

Avec ou sans pandémie, on aura, de toute manière, toujours besoin d’eux:

- Education populaire sanitaire

- Soins de proximité pour les plus fragiles (réouverture des unités rurales et renforcement des soins à domicile)

- Formations permanentes aux nouvelles technologies

- Participation aux choix sociétaux en lieu et place de McKinsey (etc, …)

Épargnez-moi le sempiternel “Qui va payer?” et rendez-vous pour cela dans mon modeste et vieil exercice de compréhension du monde.

Bon dimanche!





Jeu à la con:

- L’agriculture intensive est une des causes du changement climatique et ce changement a réduit de 21 % la production agricole… Oups!

 (l'essentiel des pertes soudaines de récoltes est désormais attribué aux aléas climatiques. résultats considérables pour une hausse des températures globales de « seulement » 1° C.)

«L'homme mène une guerre contre la nature, s’il gagne, il est perdu.»  Hubert Reeves.

 

________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

      100000 morts, ça c’est fait. Bon boulot assurément pour l’équipe Macron/McKinsey et ses prédécesseurs. Mention spéciale pour Jean Castex, fervent promoteur de la tarification à l’acte et de la restructuration du système hospitalier entre 2005 et 2007 quand il était directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé (DHOS). C’est lui qui a été à la manœuvre pour introduire la notion d’objectifs dans l’hôpital et une rationalisation des coûts, point de départ de la casse de l’hôpital public car cette tarification à l’acte, surnommée T2A, a induit une course absurde à la rentabilité dont on voit aujourd’hui le résultat. En se “re-élisant” entre eux au fil des décennies, ces gens-là évitent ce qu’ils méritent, à mon sens: le tribunal!

Concernant les milliards fabriqués de rien, qui ont surtout nourrit directement ou indirectement les dividendes et les gros chômages partiels (84% du salaire net), ils ont accentué les inégalités. Au titre de la bienveillance on aurait pu, grâce à cet argent “magique”:

- Mettre en place des forfaits significatifs pour les plus fragiles (intérimaires, emplois partiels, petits restaurateurs et paysans déjà précaires, étudiants, etc ...)

- Établir des taux adaptés et proportionnels (200% pour les smicards qui bossent encore au front de la pandémie, 100% pour les salaires médians, 50% pour les chômages partiels de 10000€, etc, …)

- Mettre en place un plan quinquennal sanitaire efficient.

“On ne résout pas un problème avec les modes de pensées qui l’ont engendré”

Albert Einstein

 

      Un peu de "positif":

Gaspard Fontaine, le jeune écologiste, poursuivi pour avoir volé le portrait officiel d’Emmanuel Macron dans la mairie d’Amiens (Somme), a été relaxé au nom de la liberté d’expression. Même si le parquet a fait appel, c’est une victoire car le tribunal correctionnel d’Amiens a estimé mardi 20 avril 2021 que «l’incrimination de vol serait disproportionnée par rapport au droit à la liberté d’expression et à l’urgence climatique» et il n’aura écopé que de 5O0€ d'amende avec sursis. Le geste de Gaspard Fontaine s’inscrivait dans l’initiative « Décrochons Macron », lancée par le mouvement ANV-COP21 en mai 2019 pour alerter sur le manque d’action de l’exécutif en jugeant la politique climatique et sociale du gouvernement inexistante. Le 6 mars 2020, Gaspard Fontaine avait fait le trajet depuis Lille (Nord), où il vit, jusqu’en Picardie pour voler le portrait de la mairie d’Amiens, ville natale d’Emmanuel Macron. Quelques personnalités politiques avaient fait le déplacement (France insoumise et Europe Écologie-Les Verts). Cinq autres procès pour délits similaires ont d’ores et déjà été annoncés. Accusés de « vol en réunion », les activistes risquent 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende. C’est une répression inédite car c'est la première fois que le bureau de lutte antiterroriste est sur le coup!

Une telle défense d’un symbole face à des militants qui défendent la vie me semble bien disproportionnée!

 

 




Dans la série “je touche le fond et je creuse encore”, les News du moment:

- Le Ministre de l’Economie salue en fanfare la destruction d’un fleuron national de plus. Après Alstom, Technip, Alcatel … , voici la fin de Suez, livrée comme une bête traquée aux prédateurs financiers et aux proches financeurs du pouvoir.

-  Nos banques BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole ont, par leurs investissements aveugles, chacune prise isolément, une empreinte carbone supérieure à celle de la France!!!

A ce jour, seules 3 entreprises CAC 40 (EDF, Schneider Electric et Legrand) sont théoriquement alignées avec l’Accord de Paris !!!

Pour EDF, ça ne devrait pas durer, le gouvernement veut privatiser au plus vite la partie la plus rentable du groupe…

   Concrètement, ce monde à + 4°C vers lequel nous mènent les entreprises du CAC40 signifie en France avant la fin du siècle :

- Une augmentation de 50% des feux de forêt (devrait pas rester grand chose) ;

- Le niveau de la mer qui grimpe de près d’un mètre le long des côtes françaises (je vous dis pas la gueule de nos petites stations balnéaires!);

- Des inondations plus de cinq fois par an à Nantes, Dieppe et Bayonne (j'ai bien fait d'investir plus haut!) ;

- Des vagues de chaleur à l’intérieur des terres qui s'étendent à près de 100 jours par an, contre 7 aujourd’hui...

J’ose à peine imaginer les peuples plus au sud…

 Promis, ma prochaine publication sera plus rigolote! mais d’ici là, coupez la télé, lisez un bon livre, faites un peu de saine politique avec vos amis et prenez du bon temps!


Aucune description de photo disponible.

 


      Dopé par la 5G, le numérique produira plus de gaz à effet de serre que le parc mondial de camions (3° de réchauffement pour 2050, we can do it!). Comme pour le reste, Il serait pourtant possible et bien moins énergivore de décentraliser les giga-datas centers en micro structures réparties sur notre territoire, cela permettrait d'utiliser ENR et l’économie locale, d’éviter les pertes dues aux incendies, d’optimiser les réseaux, de mieux sécuriser les données et surtout de ne pas les concentrer aux mains de quelques-uns. N’y avait-il pas plus urgent à faire que la 5G avec les milliards injectés là-dedans? D’autant que moi perso, il y a des choses qui me font bien plus vibrer que de mater un film en 5k sur un smartphone! D'ici Là, les GAFA vont se régaler avec les derniers chocolats de l’humanité…

Malheureusement, je crains que mon vieil exercice de compréhension du monde n’ait pas pris une ride…


______________________________________________________________________________________________________________________________________________________


       C'est bon, on a récupéré ta commande Amazon, la pelleteuse devrait arriver chez toi dans les meilleurs délais!


________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________


             A l'issue de la démonstration efficace et  factuelle de Jancovici, vous comprendrez mieux la nécessaire ingérence de la technique de la connaissance et de l'aristocratie populaire au sein de l'exécutif comme conditions essentielles au modèle que je défends.

Problème : dès qu'on publie des articles consistants loin des formules à l'emporte-pièce, ça n'intéresse plus grand monde...😕

 

                       Il n'y aurait pas de trace de coronavirus dans l'eau de mer !!


___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

            

                Le cabinet de conseil McKinsey a été choisi pour notre stratégie sanitaire Covid (2 millions d’euros/mois).

Outre que la société "conseille" l'essentiel des grosses entreprises mondiales, elle est également empêtrée dans un énorme scandale sanitaire (l’addiction aux opioïdes qui a causé la mort de près de 300 000 personnes aux Etats-Unis), super CV! Entre le dictât d'une poignée d’élites en plein burn-out et l 'onéreuse ingérence du privé, il y a peut-être la place pour des solutions plus collégiales et démocratiques non?

________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

         Escale au meilleur endroit pour que la saloperie du moment prolifère en toute liberté : Les aires d'autoroutes Vinci &Co aux terrasses bondées,  temples du brassage de populations de tous horizons et de la mal-bouffe.

Alors que tous nos restaurants de villages ont dû fermer malgré leurs investissements anti-covid, ces viviers à miasmes en tous genres ont explosé leurs dividendes !

Comme disait Coluche: "On est tous égaux mais y'en a qui sont plus égaux que d'autres !"


_________________________________________________________________________

La dernière sortie de Macron me laisse sans voix: Dictat, certitudes, zéro débats, mises en cause, un exercice de pouvoir qui me fait froid dans le dos pour des mesures qui flirtent avec l’illégalité et fait feu de tout bois des préconisations de la CNIL:
“L’usage de ce pass doit se limiter aux événements impliquant de grands rassemblements de personnes, à l’exclusion notamment des activités de la vie courante (lieux de travail, restaurants, commerces, etc.), susceptible de porter atteinte au droit à la protection des données et au respect de la vie privée des personnes”.
Que penser de l’absence de mesure sanitaire dans le métro (véritable vivier à miasmes) pour aller bosser quand le pass est obligatoire pour partager un repas au resto plutôt qu’à la maison?
Ces décisions, si elles sont validées, accentueront à coup sûr querelles et divisions populaires avec un arrière goût nauséabond de guerre civile. Ne serait-ce pas le but? Serions-nous en train de tomber dans le panneau? Sommes-nous désormais incapable de parler d’autre chose, de penser autre chose?
Au regard des réactions épidermiques de chacun, il semble en tout cas que ça fasse mouche..
Bon nombre de commentaires de mes congénères, qu’ils soient pro ou anti vaccin covid m'attristent autant qu’ils m'atterrent. La montée de méchanceté gratuite des propos, l’absence du “deux poids deux mesures” ou de toute recherche (tellement plus facile de partager tout et n’importe quoi pour se faire mousser) sur un sujet profondément technique, scientifique et qui est, de facto, tout sauf binaire.
Sans être contre la vaccination, je martèle depuis le début de cette épidémie à forte propagation et faible létalité (du moins pour les premiers variants) que la première stratégie consistait à développer les soins dès les premiers symptômes.
Dans notre système de santé déjà à bout de souffle avant le covid, la première action d’un gouvernement bienveillant aurait dû être une augmentation drastique des moyens sanitaires (soins et recherche) pour que nos professionnels de la vie puissent travailler moins et surtout sereinement (on n’est jamais aussi efficient que lorsque l'on travaille dans de bonnes conditions!)
Avec ou sans pandémie, on aura, de toute manière, toujours besoin d’eux:
- Education populaire sanitaire
- Soins de proximité pour les plus fragiles (réouverture des unités rurales et renforcement des soins à domicile)
- Formations permanentes aux nouvelles technologies
- Participation aux stratégies sanitaires pour un plan quinquennal efficace en lieu et place de McKinsey/LaRem
Au lieu de cela on nous sort du chapeau Jean Castex, fervent promoteur de la tarification à l’acte et de la restructuration du système hospitalier entre 2005 et 2007 quand il était directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé (DHOS). C’est lui qui a été à la manœuvre pour introduire la notion d’objectifs dans l’hôpital et une rationalisation des coûts, point de départ de la casse de l’hôpital public car cette tarification à l’acte, surnommée T2A, a induit une course absurde à la rentabilité qui se poursuit aujourd’hui et dont on voit le résultat.
Je n’ose imaginer l'état physique et psychologique des guerriers du front de la pandémie avec qui j’ai manifesté au pied d’un hôpital au sortir de la première vague avec une bien trop maigre poignée de militants pour espérer faire bouger les lignes indélébiles de l’injustice généralisée (où étais-tu toi qui les avait applaudi de ton balcon?). Ce jour-là j’ai compris que le nécessaire sursaut populaire n’était pas pour demain…
Ce jour-là j’ai compris que nos soignants n’auraient pas les moyens qu’ils méritent. C'est probablement pour cela que je me suis fait vacciner, espérant que le geste puisse soulager ces gens qui ont tant donné. Pourtant je n’ai pas conseillé aux jeunes, au titre d’un bénéfice/risque mal connu, d'en faire de même (quelle légitimité aurais-je pour cela?) car sur le long terme, personne ne sait et ma vie bien entamée vaut moins que les prémices de la leur..
Pendant ce temps, les groupes du CAC 40 ont versé près de 140% de leurs profits aux plus riches (bien aidés par les aides publiques allouées pour “passer la crise”...).
Pendant ce temps la barre de 10 millions de pauvres est dépassée pour 2020 (3,8 millions en 1990)
Pendant ce temps un monde à + 4°C se dessine sous notre regard indifférent
L’espoir que la pandémie donne un élan de solidarité et d’intelligence collective aura été de courte durée pour moi.
Les attaques véhémentes et stériles à foison sur les réseaux des pro et anti vax en sont l’illustration.
Ici, notre amie soignante Emmanuelle d’une exceptionnelle générosité se fait publiquement traiter de facho parce qu’elle désapprouve la politique pass/vaccination (près de 80% des soignants sont vaccinés et un grand nombre ont été contraint de bosser même atteint du covid, qu’on foute la paix à la minorité réfractaire, ils ne sont pas tous au chevets des malades; prennent toutes les précautions et surtout ont assez donné!); là des “amis” qui promettent, à grands coups de spots dont ils ne vérifient pas les sources, une mort assurée pour ceux qui sont vaccinés (à se demander s’ils ne le souhaitent pas inconsciemment) sans se soucier du traumatisme que cela peut provoquer chez certains…
De grâce, d’un côté comme de l’autre, mesurons nos propos, vérifions nos sources, ne rajoutons pas inutilement haine et stress à la morosité ambiante, nous ferions le jeu de l’oligarchie dominante et sa recette indémodable “diviser pour mieux régner".
Un peu d’indulgence aussi car au milieu des infos qui disent tout et son contraire, chacun fait ce qu’il peut avec ses croyances du moment.
Rien n’est binaire, tous fait débat:
oui des traitements (anticorps monoclonaux, ivermectine, dexaméthasone…) semblent efficaces même si certaines études randomisées du traitement hydroxychloroquine ne jouent pas en sa faveur, (quel patacaisse tout de même pour un médicament prescrit des milliards de fois!), on ne peut cependant pas reprocher à Raoult de ne pas avoir apporté ou tenter d’apporter des solutions au problème comme des milliers de chercheurs de terrain.
Non on ne peut certifier l’absence d’éventuels effets long terme du vaccin
Oui les 20 premiers variants ont une faible létalité.
Non le covid n’est pas forcément une simple grippette et on peut se montrer inquiet face aux nouveaux variants et aux patients pathologies covid long (bon nombre d’entre eux souffrent notamment de syndromes dépressifs plus ou moins sévères) et autres effets secondaires possibles (comme cela arrive avec certains virus).
Oui le lobby pharmaceutique pèse sur les stratégies sanitaires
Non, les chercheurs (vaccins ou traitements) ne veulent pas nous faire crever!
Oui il est possible qu’au regard de l’évolution des variants (population plus jeune et hausse des hospitalisations) la vaccination soit la meilleure approche pour nous prévenir d’un variant qui pourrait avoir une plus forte létalité.
Oui un vaccin peut être inefficace (le Chili et son Coronavac chinois fait partie des 5 pays les plus vaccinés et enregistre le plus de contaminations et décès) et le Pfizer semble baisser en efficacité rapidement.
Oui les progrès de l’Arn Messager est un espoir de guérison pour les cancers
Oui l’épidémie peut s’arrêter face au cocktail d’immunités accrues. Rappelons nous de la maladie de croswell jacob dont on nous promettait des millions de morts: moins de 500 au final et quasi disparition du phénomène.
Oui il est probable que l’urgence climatique et sociale dame le pion de la pandémie
Bref, tout est possible et il convient donc que l’opinion s'appuie autant que possible sur le factuel.
La seule chose que nous pouvons faire, c’est de prendre du recul face au tapage interconnecté, faire preuve de méfiance et discernement, écouter, dialoguer, considérer les avis divergents et dresser au devant de l’aveugle cupidité des vrais coupables (...) les richesses qu’ils ne comprennent pas: l’entraide et l’intelligence collective…
D’ici là, coupez la télé, lisez un bon livre, faites un peu de saine politique avec vos amis pour penser demain et profitez des bons moments quand ils se présentent!

__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

LA CRISE SANITAIRE AURAIT ELLE SONNÉ LE GLAS DU JOURNALISME?
Hier soir, je me suis fait un petit kif:
J’ai regardé les infos à la télé!
Un éprouvant exercice qui ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps!
Au-delà de l’étrange similitude du style et du fond quelle que soit la chaîne choisie, je n’ai pu relever aucune trace de journalisme...
De la “Déclaration des devoirs et des droits des journalistes” ratifiée il y a tout juste 50 ans à Munich par 6 pays Européens dont la France (fer de lance de la discipline à l’époque grâce notamment à Paul Parizot, initiateur du mouvement), que reste t il ?
« défendre la liberté de l’information, du commentaire et de la critique »
« ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations »
« s’obliger à respecter la vie privée des personnes »
« rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte »
« s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information »
« ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs »
Ben rien en fait… Le déclin du métier est arrivé à son paroxysme. Certes, il y a bien du talent parmi nos milliers de reporters en tous genres mais qui échappe prodigieusement aux médias de grande écoute. Tout y est:
La communication qui a damé le pion à l’investigation
Une complaisance grossière envers l’exécutif convergeant vers un zéro contre-pouvoir avec un journalisme caricatural incapable de discuter les idées pour s’attaquer uniquement aux personnes et se limitant à la surveillance de la bonne application des mesures gouvernementales du moment.
Fini les reporters de terrain, un journalisme people qui se cantonne désormais à relayer les dépêches AFP avec téléphones et internet comme uniques outils et un bureau Parisiens comme seul périmètre de recherche bien loin de la réalité et des inquiétudes du citoyen qu’il est censé relayer. Plus de discernement. Dès lors que l’on déroge à la pensée homogène des grands plateaux télé, les choses doivent désormais entrer dans des cases (populisme, complotisme ou extrémisme) sans qu’il y ait débat de fond.
L'incessante augmentation des rigueurs budgétaires et de la marchandisation de l’info font probablement partie des causes de ces dérives inquiétantes.
La gestion de l’information autour de la pandémie nous aura au moins permis d’identifier clairement le penchant du métier vers une approche journalistique en mode “Gala” ou “Voici". Sans faire l’apologie du passé, le ressenti que nous avions face aux journaux serait-il passé du “c’est vrai jusqu’à preuve du contraire” au “c’est faux jusqu’à preuve du contraire”?
Outre le nécessaire enrichissement de notre discernement, cela doit nous inciter à densifier et diversifier nos sources en restant connectés à la vraie vie et aux vrais gens.
Par la stigmatisation permanente de son propre public, l’absence de prise en compte de ses maux, le relais béat des puissants de ce monde et l’audimat comme seul horizon, les “grands” médias jouent, à mon sens, un jeu dangereux, celui du décalage abyssal qui s’installe entre eux et le peuple comme cela se produit en politique et pour les mêmes raisons.

______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Afin de nous aider à nous forger un avis sur la question qui divise, je vous encourage à jeter un œil sur les sites de pharmacovigilance des différents pays, notamment la Suède et même les Etats-unis car la transparence administrative y est de mise. Le contraste entre les données d’effets indésirables (aussi austères que factuelles et en augmentation constante) et le tapage politico médiatique est réel. Si nous sommes à ce jour loin de l'hécatombe annoncée par certaines fakes (nous sommes effectivement sur des taux bien supérieurs en médicamentation), les conséquences indésirables induites restent très élevées par rapport aux autres vaccins. On pourrait  penser les chiffres insignifiants face à la mortalité covid (de l’ordre de 160 pour 100000 en France), mais Problème: ces effets plus ou moins graves peuvent toucher des jeunes bien portants. Si l’on vaccine tout le monde, on ne peut écarter l’hypothèse de risques supérieurs aux bénéfices pour cette population car il faut rappeler qu’en France seulement 400 personnes de moins de 40 ans sont mortes du covid pour 115000 décès depuis le début de la pandémie. Bien qu’il soit complexe de randomiser les données, il semble probable que le bénéfice risque ne soit pas à l’avantage de la vaccination pour le jeune public, ou à minima que cela doit inciter au débat avant toute mesure. Les vaccins semblent constituer une barrière aux formes graves de la maladie mais n'empêchent pas la transmission bien qu’elle la limite (mais combien de temps et sur quels variants?). On peut donc dire qu’il est aussi préjudiciable de soutenir aveuglément la vaccination des moins de 30 ans que de limiter la vaccination pour les plus de 70 ans. En fait, à ce jour, bien que rien ne soit gravé dans le marbre (les souches pouvant devenir plus ou moins virulentes), il semblerait que la limite bénéfice risque se situe autour de 40 ans et vouloir imposer une vaccination de masse me semble inappropriée, sans compter le caractère liberticide de la stratégie adoptée (cette politique, la plus radicale en Europe, a été validée par un conseil constitutionnel présidé par Laurent Fabius, père de Victor Fabius, directeur associé de McKinsey).

Tôt ou tard, les médias s’empareront du truc, mais avec le syndrome de tourette permanent dont ils souffrent, ils aborderont la chose en mode catastrophe, sans aucune mesure, comme ils le font toujours, rendant le climat toujours plus anxiogène. Pour les big-pharmas, ça changera pas grand chose, qu’ils vendent des vaccins ou des antidépresseurs, pour eux, ce sera toujours plus rentable que d’embaucher des soignants et des chercheurs...

De mon point de vue de citoyen vacciné septique, cette pharmacovigilance des vaccins anti-covid est déniée. Peut-être constitue-t-elle une menace pour l’idéologie de la vaccination intégrale portée par les industries pharmaceutiques, les gouvernements et les principaux médias au service d’une politique absurde de flicage absolu? Il est donc, à mon sens, nécessaire de réévaluer en permanence la balance bénéfice/risque au cas par cas et revoir tant la stratégie que ses acteurs. Sortir du déni et observer froidement les données factuelles ne constituent en aucun cas une approche antivax (le bénéfice sur les populations âgées semblant avéré et les progrès dans le domaine étant incontournables) mais uniquement la seule voie, celle de la sagesse. Je ne parlerai pas ici des effets long termes qui sont, à ce stade, difficiles à quantifier (tant pour les vaccinés que pour les pathologies covid) mais au regard des statistiques inquiétantes des pays les plus vaccinés comme Israël, je reste sur la même opinion depuis la “première vague”:

Considérer le soin (et ses moyens) comme la priorité absolue. C’est d’ailleurs la voie que semble privilégier ce pays, en parallèle de la vaccination massive, en promettant de doubler à court terme cette capacité de soins (preuve que le doute sur l’irréfutable efficacité de la vaccination subsiste). En France, doubler dès le début de la pandémie les lits de réanimations de façon pérenne pour les porter à 15000 avec les moyens humains associés aurait pu nous faire économiser des dizaines de milliers de morts (covid et autres pathologies mal traitées par effet domino) et auraient donné une grosse marge de manœuvre au corps médical saturé pour qu’il puisse s’impliquer, adapter des stratégies efficaces et optimiser la recherche (les quelques motivés qui s’y sont collés comme Raoult se sont trouvés contraints de consacrer l'essentiel de leur temps à la communication plutôt que sur le terrain). Si l’impact financier aurait été conséquent, il aurait cependant représenté moins de 10% du montant des dividendes du CAC40 versés sur la même durée. Le trio LaRem/McKinsey/Bercy a choisi... On peut donc raisonnablement supposer que le “Quoi qu’il en coûte” de l’exécutif est bien plus une posture Machiavélique qu'une attitude bienveillante.

Ce dont je suis sûr, c’est que la situation est rendue très compliquée de par l’absence de cellule sanitaire légitime en qui l’on pourrait avoir confiance (plutôt que le Youtubeur du fort de Brégançon qui s’improvise grand virologue sans la moindre compétence dans le domaine de la santé et McKinsey en souffleur!). Un outil puissant qui intégrerait l’ensemble des connaissances scientifiques, les acteurs sanitaires, le bon sens du citoyen renseigné et des moyens d'investigations à la hauteur de l’enjeu. Nous ne serions pas aujourd’hui obligés de nous mettre la rate au court bouillon pour déceler le vrai du faux. De nombreuses pistes auraient pu être mises à exécution: Tests systématiques d’immunité avant vaccins (pourquoi vacciner des millions de gens déjà protégés?), purificateurs d'air bio-décontaminants en milieux clos, horaires décalés pour éviter la cohue dans le métro... Ce processus d’investigation intelligente et impartiale ne doit pas se limiter au présent sujet car il vaut pour tous les domaines, souvent bien plus préoccupants (rapport GIEC sur le climat, celui de l’Onpes sur la pauvreté…). Ce dont je suis également convaincu (je le disais dans un précédent post) c’est que nous sommes tombés dans le panneau de la division orchestrée par l’oligarchie, avec d’un côté des manifestants qui stigmatisent les vaccinés en les singeants de moutons débiles et, de l'autre côté, en résumant grossièrement ce mouvement à de groupes d’individus qui défendent leur liberté au détriment de la santé des autres. La réalité étant que vaccinés comme non vaccinés doutent et rejettent majoritairement et farouchement le Pass sanitaire, il va falloir être très vigilants sur l’image que l’on voudrait nous attribuer et les divisions contre-productives qu’elle engendre.
Au delà de la situation actuelle et pour tous les sujets, nous devons donc prendre les choses en main avant qu’il ne soit trop tard, accepter la complexité du chantier face à nos méconnaissances, savoir se remettre en cause, travailler dur, arrêter de partager tout et n’importe quoi et nous retrousser les manches, plébisciter les vrais érudits dans tous les domaines, fustiger la communication, réinventer la presse, se défaire de tout préjugés voire d’une partie de notre éducation, nous mobiliser, construire, échanger, rassembler, écouter, considérer et analyser les avis divergents d’où qu’ils viennent car il nous faudra être prêts pour les choix de demain ou pour poser les bases saines au sortir d’un “après chaos” qu’on ne doit plus ranger dans la case fiction. Tout ça à mon humble avis bien sûr...
Quoiqu'il en soit et d'un point de vue anthropologique, il sera intéressant, dans quelques années, de lire les essais historiques et autre thèses qui relateront cette folle et sombre période...



_____________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Roro Land

11 h 
Partagé avec Public
Public
Le nombre de milliardaires en France a été multiplié par sept en moins de 20 ans.
Le patrimoine cumulé des 500 plus grandes fortunes de France a augmenté de plus 30% en un an, en pleine “crise sanitaire” (source Challenges)
Cela représente une augmentation de 300 Milliards d’euros.
Avec seulement 0,1 % de cette manne, on aurait pu donner le SMIC pour tous nos AESH (actuellement à 800€/mois).
Se payer 10 ans de “déficit” des retraites ramenées à 60 ans libérant ainsi des centaines de milliers de vrais boulots pour nos jeunes
9 Milliards à peine auraient suffit pour doubler le nombre de lits de réanimation en France (notre département de 1,4 million d’habitants n’en compte que 153, pas un de plus que depuis le début de la pandémie)
Des maisons et du travail pour tous nos “sans-abris”...
La liste est trop longue de tout ce qui pouvait être réalisé avec cette indécente masse monétaire donnée à ceux qui en avait déjà trop.
Combien d’assistés milliardaires gavés à l’esclavagisme moderne nous faudra t’il pour ouvrir les yeux avant que sonne le glas de nos espérances?
Combien d'enfants et de jeunes en souffrance devant l’incertitude d’un avenir en distanciel devrons-nous voir sombrer avant de prendre conscience que la santé mentale est le risque systémique de notre société bien plus que la pandémie du moment dont la gestion l’accentue?
Combien d’exclus, d’affamés, d'opprimés, d’animaux, de fleurs devrons nous piétiner avant de comprendre les lois qui devraient dicter notre quotidien?
La lame de fond écologique et sociale devra-t-elle se transformer en tsunami pour tourner enfin le dos à nos bourreaux et écouter les alliers d’ un monde bienveillant?
Voulons-nous donner du sens à tout ça??

_________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Juste un exemple:
Chez nos voisins espagnols, seulement 20 % des lits de soins intensifs du pays sont aujourd’hui occupés par des malades du Covid-19 et 95 % de la population majeure est vaccinée sans que le gouvernement n’ait eu besoin d’imposer un passe sanitaire.
Chez nous, on pointe du doigt, on terrorise, on radicalise, on accule, on discrimine une partie de nos concitoyens (qui ne sont plus des citoyens dans la bouche même du président). “on va les emmerder, c’est ça la stratégie” dixit l'autre...
Pour ceux qui me suivent, j’avais averti très tôt que ce qui se jouait chez nous dépassait toute considération sanitaire et nous sommes bel et bien tombés dans le panneau de la division populaire. Après avoir inlassablement tiré à boulets rouges sur un des meilleur système de santé au monde pour l’acculer dans ses derniers retranchements tout en étant les champions du monde en gavage d’assistés milliardaires, on voudrait faire porter le chapeau aux quelques non vaccinés?
Ne me dites pas qu’il y en a qui donnent du crédit à ce qui se passe?
c’est quoi l’étape suivante? ne pas soigner les non vaccinés quand dans le même temps un Bernard Arnaud serait acheminé dans un établissement de soins VIP s’il était malade alors qu’il a les moyens de construire un hôpital dans chaque village?
N’y a-t-il que moi qui ait ce sentiment de honte ce matin??






Commentaires

Enregistrer un commentaire